| 1 | Auteur(s): Windpouiré Zacharia TIEMTORÉ. N° de Page : |
ENJEUX ET DÉFIS DE LA GOUVERNANCE DE L’ÉDUCATION EN AFRIQUE DE L’OUEST FRANCOPHONE : ANALYSE ET PERSPECTIVES
Résumé
Le texte examine les enjeux et les défis de la gouvernance éducative en Afrique de l’Ouest francophone, héritière de systèmes coloniaux centralisés et marquée par des réformes inabouties. Il définit la gouvernance comme un processus multidimensionnel et passe en revue quatre grands cadres théoriques : la gouvernance à plusieurs niveaux, la théorie des réseaux, la gouvernance axée sur les résultats et la nouvelle gestion publique. Les spécificités sous-régionales comprennent un État central fort, des curricula homogènes, une pléthore d’institutions parfois mal coordonnées, une forte dépendance aux bailleurs et un ancrage socioculturel significatif. Historiquement, l’héritage colonial a perduré jusqu’aux réformes des années 1990 qui ont tenté de décentraliser sans renforcer réellement les capacités locales. Aujourd’hui, il apparaît nécessaire de capitaliser puis de prendre appui sur ces expériences pour entamer la transformation systémique qui passe par une gouvernance éducative repensée.
| 2 | Auteur(s): Siriki SILUÉ. N° de Page : 31-63 |
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
La transformation digitale des économies a été impactée par de nombreuses vagues d’innovations. Dans ce marché mondial, les pays en développement constituent un marché encore embryonnaire. Le retard de la Côte d’Ivoire s’illustre dans son positionnement au 140ᵉ rang mondial sur les 188 pays évalués en 2024. Dans un tel contexte, comment la Côte d’Ivoire peut- elle tirer les meilleurs profits de l’IA ? L’objectif de cet article est de mettre en évidence l’écosystème économique propice pour une appropriation de l’IA en Côte d’Ivoire afin de réaliser son potentiel de croissance durable. La mise en évidence des effets de l’IA sur l’économie s’appuiera sur les données de l’indice GAIRI. Ces données sont analysées à travers deux outils notamment la statistique descriptive et exploratoire (ACP) puis l’utilisation de la matrice d’analyse stratégique de Rumsfeld. En croisant l’indice de complexité économique et l’indice d’appropriation de l’IA des pays, la Côte d’Ivoire se retrouve dans le nuage de points des économies moins diversifiées avec une faible appropriation de l’IA. Ce résultat fournit ainsi un cadre de politique permettant d’actionner le levier de diversification et de transformation structurelle de l’économie qui produit un effet d’entrainement sur l’adoption des technologies, et inversement.
| 3 | Auteur(s): Siriki SILUÉ. N° de Page : 32-63 |
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
La transformation digitale des économies a été impactée par de nombreuses vagues d’innovations. Dans ce marché mondial, les pays en développement constituent un marché encore embryonnaire. Le retard de la Côte d’Ivoire s’illustre dans son positionnement au 140ᵉ rang mondial sur les 188 pays évalués en 2024. Dans un tel contexte, comment la Côte d’Ivoire peut- elle tirer les meilleurs profits de l’IA ? L’objectif de cet article est de mettre en évidence l’écosystème économique propice pour une appropriation de l’IA en Côte d’Ivoire afin de réaliser son potentiel de croissance durable. La mise en évidence des effets de l’IA sur l’économie s’appuiera sur les données de l’indice GAIRI. Ces données sont analysées à travers deux outils notamment la statistique descriptive et exploratoire (ACP) puis l’utilisation de la matrice d’analyse stratégique de Rumsfeld. En croisant l’indice de complexité économique et l’indice d’appropriation de l’IA des pays, la Côte d’Ivoire se retrouve dans le nuage de points des économies moins diversifiées avec une faible appropriation de l’IA. Ce résultat fournit ainsi un cadre de politique permettant d’actionner le levier de diversification et de transformation structurelle de l’économie qui produit un effet d’entrainement sur l’adoption des technologies, et inversement.
| 4 | Auteur(s): Emmanuelle YACÉ Épouse BONNY, Abou SILUÉ. N° de Page : 65-100 |
GOUVERNANCE DES ENSEIGNEMENTS ET RAPPORT DES ENSEIGNANTS AU NUMÉRIQUE À L’UNIVERSITÉ FÉLIX HOUPHOUËT-BOIGNY (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé
L’attitude des enseignants-chercheurs face au numérique à l’université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY constitue l’axe de réflexion de cet article. L’étude vise à rendre compte de la variabilité du rapport des enseignants-chercheurs dans les pratiques pédagogiques universitaires en Côte d’Ivoire. Pour atteindre cet objectif, une étude mixte (quantitative et qualitative) a été adoptée. La collecte des données s’est faite auprès d’un échantillon de quatre-vingt-neuf enseignants-chercheurs issus de différentes unités de formation et de recherche. Le questionnaire et le guide d’entretien ont constitué les outils de collecte de données. En termes de résultats clés, il ressort que les enseignants-chercheurs savent utiliser différents types d’outils numériques : ordinateur portable, clé USB, ordinateur bureautique, -projecteur, smartphone, clé internet, tableau numérique. Ils ont relevé l’insuffisance et par moments l’indisponibilité de ces outils didactiques numériques dans les UFR. La difficile accessibilité des enseignants aux outils numériques des UFR, les maintient dans le système classique, les anciennes pratiques pédagogiques. Le statut d’ancienneté de certains enquêtés dans l’enseignement supérieur fait qu’ils éprouvent des difficultés à se démarquer des anciennes habitudes d’enseignement et à assimiler les exigences des nouvelles pratiques pédagogiques centrées sur l’usage du numérique. De plus, la variation de la relation des enseignants-chercheurs au numérique dans les activités pédagogiques est fonction de leur perception du numérique et de l’usage de ses outils. L’étude a retenu que l’intégration du numérique dans les pratiques pédagogiques n’est pas effective à l’université Félix HOUPHOUËT-BOIGNY. Cette non-intégration et les enjeux liés à la vie professionnelle, économique et sanitaire des enseignants- chercheurs impactent leur rapport avec le numérique.
| 5 | Auteur(s): Nanga SILUÉ. N° de Page : 101-142 |
REGARD ÉPISTÉMOLOGIQUE SUR LA GOUVERNANCE ALGORITHMIQUE PROMUE PAR L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
L’implémentation de la gouvernance algorithmique sur fond d’Intelligence Artificielle à la lumière du droit positif consacre une double éventualité. La première est une note positive qui consigne un rêve, c’est-à-dire une utopie. Elle repose à la fois sur les vertus prêtées à cette forme de gouvernance que sont les apports quantitatifs et qualitatifs ainsi que le besoin social suffisamment éprouvé résultant de l’utilisation généralisée de cette technologie. La seconde, en revanche, est une note sceptique. Elle met en garde aussi bien contre les doutes épistémologiques que les risques d’atteinte aux droits fondamentaux de la personne et plus généralement à l’éthique. D’où la normativité amphibologique qui la caractérise, fondée tantôt sur la théorie des lacunes en droit, tantôt sur celle des conflits de lois.
| 6 | Auteur(s): Adama YEO. N° de Page : 143-161 |
LA CONTRIBUTION DE LA TRANSFORMATION NUMÉRIQUE AU RENFORCEMENT DE LA GOUVERNANCE D’ENTREPRISE EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
La transformation numérique en Côte d’Ivoire a modifié les modèles de gouvernance en réponse à des défis, tels que la corruption et la lenteur administrative. Le pays a mis en place des initiatives stratégiques, notamment la création d’un ministère dédié et des projets de numérisation des services publics, comme le e-Impôts et le e-Justice. Ces efforts ont impacté la gouvernance des entreprises dans le pays par l’amélioration de la transparence, la redevabilité et l’efficacité des entreprises. Cependant, des obstacles persistent, tels que la fracture numérique, la dépendance aux infrastructures étrangères et l’insuffisance du cadre juridique. Pour surmonter ces obstacles, il est crucial d’investir dans l’inclusion numérique et la cybersécurité. Une collaboration entre le gouvernement, le secteur privé et la société civile est nécessaire pour bâtir un avenir numérique inclusif et résilient, profitable aux entreprises.
| 7 | Auteur(s): Ephrem-Loïc OUEDANE EREDENAMSE. N° de Page : 165-184 |
LA CYBERDÉMOCRATIE EN AFRIQUE À L’ÉPREUVE DE LA FRACTURE NUMÉRIQUE : QUEL RÔLE POUR LES CIVIC TECH DANS LA DÉLIBÉRATION PUBLIQUE ?
Résumé
Dans un contexte de mondialisation caractérisé par la libéralisation des savoirs, des idéologies, des échanges et des technologies, la cyberdémocratie constitue un nouvel enjeu pour les sociétés africaines. La délibération publique des citoyens libres et égaux, fondement de la légitimité politique, peut se passer aujourd’hui des nouvelles technologies offrant une participation active et massive des peuples aux questions qui touchent à leur vie sociale. L’accès très limité à Internet en Afrique est estimé à peine à 37 % de la population africaine selon le rapport 2023 de l’Union Internationale des Télécommunications. Toutefois, face à cette fracture numérique, il y a lieu de s’interroger sur les enjeux du numérique en contexte de démocratisation de l’Afrique. L’ambition de cet article est de questionner la participation politique des citoyens à travers les outils numériques afin de vérifier si ces derniers constituent un handicap ou un atout à la délibération publique. Le but est de redéfinir d’une politique procédurale de la démocratie de façon générale mais spécifiquement de la cyberdémocratie en Afrique.
| 8 | Auteur(s): N’Dri Frédéric KOUAMÉ, Émile Aurélien AHUA, Kouamé Marc Anselme N’GUESSAN. N° de Page : 185-211 |
INTÉGRATION DU NUMÉRIQUE DANS LES SECTEURS PRODUCTIFS DE L’ÉCONOMIE LOCALE DE LA VILLE DE BOUAKÉ : L’EXEMPLE DE L’AVICULTURE
Résumé
Internet et les plateformes digitales permettent un meilleur accès aux marchés, une visibilité accrue des producteurs, et une réduction des intermédiaires, tout en renforçant la compétitivité. Toutefois, des obstacles persistent : coût élevé de Internet, faible niveau de littérature numérique, inégalités d’accès aux infrastructures, surtout dans les quartiers défavorisés. Ce travail propose alors des stratégies d’implantation du numérique : réduction des coûts d’accès, formation ciblée, soutien institutionnel, sensibilisation et co-construction de dispositifs numériques inclusifs. Pour y parvenir, la méthodologie utilisée mobilise une approche mixte. Le recueil des données a nécessité le recours d’une part au questionnaire adressé aux aviculteurs et aux consommateurs, et d’autre part aux entretiens auprès des pouvoirs publics. Les techniques de l’observation directe et de l’observation participante ont également été utilisées. Les résultats obtenus montrent que dans le secteur de l’aviculture, le recours à Internet est très faible (moins de 30 %). Pour ceux qui y recourent, ils utilisent Internet pour des promotions de produits avicoles, la vente, les achats ou les commandes. Les résultats montrent également que la numérisation bien encadrée de l’aviculture constitue un levier puissant pour renforcer la sécurité alimentaire, l’autonomisation des petits producteurs, et le développement durable.
| 9 | Auteur(s): Nina Adjoua Kouakou DJÈ. N° de Page : 213-233 |
TRANSCENDANCE SARTRIENNE ET DÉVELOPPEMENT PERSONNEL EN LIGNE
Résumé
En Afrique, la vogue qui se laisse entrevoir sur les réseaux sociaux numériques est le coaching en développement personnel, qui loge amateurisme et professionnalisme à la même enseigne, au nom de la liberté d’expression. Pour éviter le désordre, on peut se référer à la philosophie sartrienne qui nous fait comprendre que toute réalité humaine est un être appelé à se transcender sur fond de liberté. Le sujet se fait ainsi maître de son existence. De là, on peut saisir Sartre comme un promoteur du coaching en développement personnel, une activité qui prospère aujourd’hui sur les réseaux sociaux numériques. Ainsi, la référence à la transcendance sartrienne doit-elle permettre l’authentification de l’accompagnement en développement personnel en Afrique.
| 10 | Auteur(s): Kolotioloma Nicolas YÉO. N° de Page : 235-255 |
RÉSEAUX SOCIAUX NUMÉRIQUES ET STRATÉGIES DE GOUVERNANCE ÉTATIQUE
Résumé
Dans la communication par le biais du numérique, les politiques ont souvent été pris au dépourvu par les multiples possibilités d’interactions qu’offrent Facebook, WhatsApp, Instagram, TikTok, Twitter, X, Snapchat, etc. Il saute aux yeux que les normes socio-régaliennes actuelles, dressées pour baliser les agissements des cybercriminels, ont véritablement du mal à avoir pignon sur rue. Les fake news, les bullshits, les diffamations, les injures, l’usage frauduleux des données personnelles et les usurpations d’identité, souvent utilisés à des fins criminelles, échappent encore à tout contrôle. Il n’y a pas lieu, pour autant, de désespérer outre mesure. Si les politiques du monde et les concepteurs-administrateurs des réseaux sociaux numériques, unissent leurs forces pour coagir, en fredonnant à l’unisson l’ode du modèle versus le contre-modèle, à travers une éthique de l’usage des réseaux sociaux numériques, ils s’octroieront des perspectives réelles d’utilisation efficiente et authentique de ces nouveaux moyens d’échange, de communication et d’information.
| 11 | Auteur(s): Abou SORO. N° de Page : 275-301 |
CONTRIBUTION DU NUMÉRIQUE À LA SCOLARISATION OBLIGATOIRE EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
Le numérique peut-il contribuer à la mise en œuvre effective de la politique d’obligation scolaire en Côte d’Ivoire ? C’est à cette question que la présente étude est consacrée. Malgré les progrès enregistrés depuis l’avènement de cette politique, l’exclusion scolaire reste préoccupante, en particulier, chez les enfants âgés de 6 à 16 ans. Pour analyser ce paradoxe, l’étude s’appuie sur une démarche qualitative, fondée sur des entretiens semi- directifs menés auprès de parents d’élèves et de professionnels de l’éducation. Elle est complétée par une analyse documentaire des rapports institutionnels et statistiques récents. Les résultats montrent que le déficit d’infrastructures scolaires et d’enseignants qualifiés demeure le principal facteur de non- scolarisation et de déscolarisation en Côte d’Ivoire. Face à ces contraintes structurelles, les acteurs interrogés estiment que le numérique pourrait constituer un levier d’amélioration de l’accès et du maintien à l’école, à condition d’être déployé dans un cadre inclusif garantissant l’accessibilité des équipements et la formation adéquate des utilisateurs. En définitive, cette étude souligne l’urgence d’adopter une approche inclusive et contextualisée du numérique éducatif, intégrant les dimensions sociales, territoriales et pédagogiques, afin de transformer les technologies digitales en véritables moteurs d’équité et de réussite scolaire en Côte d’Ivoire.
| 12 | Auteur(s): Pécory Maimouna COULIBALY, Dja André Ouréga Junior GOKRA. N° de Page : 303-328 |
L’INTÉGRATION DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DANS LA GESTION DE LA RELATION CLIENT DES BANQUES EN CÔTE D’IVOIRE
Résumé
Cet article examine les enjeux et les pratiques entourant l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion de la relation client au sein des établissements bancaires ivoiriens. Dans un contexte de transformation numérique accélérée, les banques en Côte d’Ivoire s’efforcent d’optimiser leurs interactions avec la clientèle en adoptant des technologies d’IA telles que les chatbots, les assistants virtuels et les systèmes d’automatisation. L’analyse repose sur une enquête réalisée auprès de 63 usagers bancaires, révélant une adoption encore limitée de ces outils. Bien que perçue globalement positive, l’intelligence artificielle suscite encore certaines réserves, en raison des interrogations sur la fiabilité des solutions qu’elle propose et des risques potentiels liés à leur application. L’étude s’appuie sur la théorie sociotechnique de l’intelligence artificielle ainsi que sur celle de la diffusion de l’innovation pour souligner l’importance d’un déploiement progressif, éthique et inclusif des technologies d’IA dans le secteur bancaire. Les résultats montrent que les clients adoptent les outils d’IA avec prudence, en raison d’un déficit de confiance. Ces derniers craignent que ces innovations ne viennent remplacer l’interaction humaine, perçue comme un pilier fondamental de la relation de confiance entre les clients et leurs banques.